Histoire à méditer : cadeaux pour le maharaja Imprimer
Lundi, 12 Décembre 2011 00:00

VMaharaja_107x115Histoire extraite du livre de Jorge Bucay, "Laisse moi te raconter les chemins de la vie" tirée du conte de I. Shah , Lo que un parajo debaria parecer (ce à quoi devrait ressembler un oiseau).

UNE Fois, un maharaja qui avait la réputation d’être un illustre sage atteignit l’âge de cent ans.

 

L'événement fut reçu avec une immense joie, car tous aimaient énormément leur gouvernant. On organisa une grande fête au palais pour ce soir-là, à laquelle furent invités de puissants seigneurs du royaume et d’autres pays.

 

Le jour arriva et une montagne de cadeaux fut déposée à l’entrée du salon où le maharaja allait recevoir ses invités. Au cours du dîner, le maharaja pria ses serviteurs de séparer les cadeaux : d’un côté, ceux sur lesquels figurait le nom de l’expéditeur et, de l’autre, ceux dont on ne savait qui les avait envoyés.

 

Au dessert, le roi demanda qu’on lui présentât tous les cadeaux en deux tas. L’un était constitué,

de centaines de volumineux et coûteux cadeaux, tandis que l’autre, plus petit, ne comptait qu’une dizaine de présents.

 

Le maharaja se mit à ouvrir les cadeaux du premier tas, appelant au fur et à mesure ceux qui les avaient apportés. ll les faisait monter un à un sur le trône et disait à chacun : « Je te remercie de ton

cadeau, je te le rends, ainsi nous sommes quittes. Et il lui rendait son cadeau, sans s’occuper de ce

que c’était.

 

Lorsqu’il eut terminé avec le premier tas, s’approcha du second et dit : « Ces cadeaux sur lesquels ne figure aucun nom d’expéditeur, je vais les accepter, parce qu’ils ne m’obligent à rien. A mon âge, il n’est pas bon de contracter des dettes. >>

 

 

La suite de cet extrait de l'excellent livre de Jorge Bucay, "Laisse moi te raconter les chemins de la vie" qui n'est pas un livre sur l'Inde, mais un livre de réflexion :

Chaque fois que tu reçois quelque chose, Demian, il est possible qu'il y ait dans ton esprit, ou dans celui de l’autre, l’idée cle changer ce don en une dette. Si tel  était le cas, mieux vaudrait ne rien recevoir. Cependant si tu es capable de donner sans attendre en retour et recevoir sans ressentir d’obligation, alors tu peux donner ou pas, recevoir ou pas, mais iamais plus tu n'auras de dettes. Et, plus important : jamais plus on n'oubliera de te payer ce qu'on te doit, car plus personne ne te devra rien.

 

Voir aussi Histoire à méditer : le chat de l'ashram

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