Il était minuit cinq à Bhopal de D. Lapierre et J. Moro Imprimer
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Thumbnail imagePrésentation de l'éditeur : On leur avait promis "un avenir éclatant". C'était ce qu'annonçait le slogan publicitaire d'Union Carlite, société de produits chimiques implantée dans trente-huit pays du monde. Là, à Bhopal en Inde, la société américaine avait construit de gigantesques cuves contenant une molécule toxique, l'isocyanate de méthyle, qui devait servir à fabriquer à bas prix un pesticide pour sauver les récoltes des ravages occasionnés par les insectes. Aux abords des cuves, de grands bidonvilles où plusieurs milliers d'Indiens d'ethnies différentes avaient trouvé refuge.

Des commissaires avaient signalé le danger mortel de la molécule et la haute charge toxique de l'air mais leur argumentation avait été balayée d'un revers de la main : l'usine était, selon ses responsables, "aussi inoffensive qu'une fabrique de chocolat". Durant, la nuit du 2 décembre 1984, 42 tonnes d'isocyanate de méthyle se sont échappées de la cuve 106, entre 16 000 et 30 000 personnes du bidonville sont mortes d'asphyxie dans d'atroces souffrances. 500 000 habitants contaminés porteront toute leur vie les séquelles physiques de cet accident. Dominique Lapierre et Javier Moro reconstituent la lente, complexe et inéluctable course vers la catastrophe.

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