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Cette nuit la liberté de Dominique Lapierre et Larry Collins PDF Imprimer Envoyer
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Jeudi, 23 Février 2012 00:00

CetteNuitLaLiberte_75x125Présentation de l'éditeur : L'épopée tumultueuse de l'indépendance des Indes : 400 millions d'hommes fous de Dieu arrachent leur liberté aux Anglais un jour de 1947 sous la conduite d'un petit homme à demi nu, le mahatma Gandhi. "Cette nuit la liberté" est un formidable récit historique qui met en scène les foules d'un continent affamé de liberté, des géants de l'Histoire qui s'appellent Churchill, Montbatten, Gandhi, Nehru, Jinnah... Une fresque grandiose qui a inspiré le film "Gandhi".

 

Un extrait du livre. Précision pour la compréhension, Radcliffe est le juriste chargé de tracer la nouvelle frontière entre le Pakistan et l'Inde.

"Imperceptible au regard de Radcliffe dans son avion, la plus grande migration de l’histoire de

l‘humanité commençait déjà. Les premières files de réfugiés du Panjab se hâtaient sur les sentiers,

le long des canaux, à travers champs, vers I‘asphalte brûlant de la Grand Trunk Road. Dans

quelques heures, la publication du rapport de Sir Cyril Radcliffe allait ajouter une dimension nouvelle aux horreurs qui menaçaient encore cette province. Des villages, dont les habitants musulmans avaient salué avec enthousiasme la naissance du Pakistan, se retrouveraient en Inde. Ailleurs, des Sikhs, qui avaient cru célébrer dans leurs guru-dwara le rattachement de leur village à I’Inde, ne devraient la vie qu’à une fuite éperdue de l’autre côté de la frontière, au-delà des champs qu’ils avaient toujours cultivés.

Certaines des absurdités auxquelles l’urgence avait condamné le juriste britannique ne tardèrent pas à apparaître. Des canaux d’irrigation avaient leurs vannes d’alimentation dans un pays, et leur

réseau de distribution dans l’autre. La frontière traversait parfois le cœur d’un hameau. Il arrivait

même qu’elle coupât en deux une maison, laissant la porte d’entrée du côté indien et la fenêtre de

derrière ouverte sur le Pakistan.

Toutes les prisons du Panjab se retrouvèrent au Pakistan, ainsi que son unique asile de fous. Dans

une soudaine crise de lucidité, les pensionnaires hindous et sikhs de l'établissement supplièrent,

désespérément leurs infirmiers de les transférer en Inde pour échapper aux Musulmans qui ne manqueraient pas de les massacrer. Leurs médecins montrèrent moins de clairvoyance qu’eux. Ils rejetèrent leur supplique."

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