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Le festin de Roses d'Indu Sundaresan PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 25 Juin 2012 12:27

leFestindeRoses_76x125Présentation de l'éditeur : Nur Jahan, l'impératrice dont la beauté éclipse l'éclat du soleil, fascine ses sujets... Un jeune audacieux se risque enfin à contempler sa souveraine, un privilège réservé à son époux, le Grand Moghol Jahangir. Pour restaurer l'honneur bafoué de Nur Jahan, l'empereur dépouillera tous les rosiers d'Ispahan et déposera aux pieds de la femme qu'il adore des myriades de pétales chatoyants en gage d'amour éternel. Forte de cette passion, Nur Jahan ne craint plus personne. Mais le pouvoir de l'impératrice vacille lorsque son mari meurt... Afin de conserver son influence au sein du palais, elle va mettre en avant sa nièce, pour qui un nouvel empereur, fou d'amour, érigera le légendaire Taj Mahal.

 

 

Un extrait du livre décrivant la préparation de la chasse au lion :

"Les terres réservées aux chasses impériales étaient surveillées jour et nuit et, à part les perdrix, les cailles et les lièvres, que 1’on attrapait dans des filets, nul n’avait le droit de poursuivre le gibier. Si bien qu’il pullulait : antilopes, zébus bleus, nilgauts et lions s’ébattaient en toute tranquillité dans de hautes herbes, qui atteignaient parfois sept pieds de haut et pouvaient cacher un homme à cheval.

En prévision de la chasse impériale, les gardes-chasse avaient repéré un lion. Ils localisèrent le refuge préféré de 1’animal, une clairière ensoleillée au beau milieu de la forêt. Vêtus de coton vert pour se fondre dans les frondaisons, enduits de limon pour masquer leur odeur, ils l’ épièrent plusieurs jours durant. Lorsque le fauve quitta sa tanière, ils vinrent y attacher un âne et attendirent. Le premier jour, le lion resta en lisière de la clairière, méfiant devant un repas offert si facilement. Cependant, ayant aperçu le prédateur, l’âne brayait désespérément, manquant de s’étrangler à force de vouloir se libérer. Enfin, le lion s’approcha prudemment, tourna autour de sa proie, en cercles de plus en plus étroits. Il lança un premier coup de griffe sur la croupe, emportant un lambeau de chair et de poils au passage. Grelottant de terreur, sachant qu’il allait mourir, l’âne n’émettait plus aucun cri.

Le lendemain, le surlendemain, puis toute la semaine, les gardes-chasse amenèrent des animaux dans la clairière, si bien que le lion devint trop paresseux pour jouer avec sa proie. Caché dans un buisson, il émergeait soudain et l’égorgeait d’un seul coup de croc.

Le grand jour, les nuages disparurent, comme pour offrir une terre plus verte et plus vivante au souverain. Les palais du fort d’Agra se mirent à bruisser bien avant l’aube car la traque devait commencer durant les heures fraîches.

Comme chaque matin, un âne fut attaché dans 1’aire du lion. Cette fois, on lui entailla la gorge et deux poignées d’opium furent introduites dans son estomac ; comme à son habitude, le lion viendrait dévorer l’infortuné animal en commençant par les chairs tendres du ventre, avalant l’opium au passage. Drogué, il serait moins dangereux.

Au lever du soleil, trois mille soldats encerclèrent la forêt, soulignant la traque à coups de tambour. Armés d’épais filets de jute, ils rabattirent le gibier. Dès qu’ils auraient circonscrit le terrain à quelques centaines d’acres, la chasse impériale débuterait."

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