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Le palais des miroirs d'Amitav Ghosh PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Xavier   
Dimanche, 01 Septembre 2013 12:48

Le Palais des miroirs d'Amitav GhoshDescription de l'éditeur : Rajkumar a un rêve : pénétrer dans le Palais des Miroirs. il y parvient au moment où le roi birman est déchu par les Britanniques. Là, il tombe irrémédiablement amoureux de Dolly, la jeune suivante. Le petit orphelin se promet alors de devenir riche et de la retrouver... 

Ainsi débute la prodigieuse épopée de trois générations balayées par les forces de l'histoire entre la Birmanie, la Malaisie et l'Inde.


Le début du livre :

"Une seule personne dans la gargote identifia ce bruit qui roulait dans la plaine, le long de la courbe argentée de l’Irrawaddy, jusqu’à la muraille ouest du fort de Mandalay : Rajkurmar, un Indien, un garçon de douze ans – pas vraiment une autorité sur laquelle s’appuyer. Un bruit inhabituel, dérangeant, un grondement lointain suivi par de sourds grognements bégayés. Qui ressemblait par

instants à des craquements de branchages, soudains et inattendus. Et puis, tout à coup, se transformait en un gargouillement profond, secouait les bancs peu solides et faisait vibrer le pot de soupe fumant.

L’échoppe ne possédait que deux bancs, sur lesquels les gens se serraient les uns contre les autres. Il faisait froid. - on était au début de l’hiver bref mais glacial de la Birmanie, et le soleil n’était pas encore suffisamment haut pour assécher la brume humide montée de la rivière avec l’aube. Quand les premières détonations atteignirent la gargote, il y eut un silence suivi d’une rafale de questions et de réponses chuchotées. Les gens regardaient autour d'eux, stupéfaits, qu’est-ce que c’est ba le ?

Qu’est·ce que ça peut être ? La voix aiguë, excitée, de Rajkumar perça alors à travers le brouhaha des conjectures.

« Canon anglais, dit-il dans son birman excellent bien qu’avec un fort accent. Ils tirent quelque part en aval de la rivière. Ils se dirigent vers nous. »

Certains clients froncèrent les sourcils en s’apercevant que c’était le petit serveur qui avait parlé, un kalaa de l'‘autre côté de la mer, un Indien avec des dents aussi blanches que ses yeux et une peau couleur de bois dur poli. Il était debout au milieu de la gargote, une pile de bols en faïence ébréchés dans les bras. Il souriait, un peu penaud. comme embarrassé de faire étalage de son savoir précoce."

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